à propos d’elle…

VOI : X

corps vibrant radical et critique, où l’expérience du désœuvrement s’opère, reste l’immédiateté d’une transe, comme catalyseur-capteur du réel, surface d’enregistrement multiple et processus transformateur

NATACHA MUSLERA se consacre dés le début des années 1990 à une pratique voix-corps-(dé)langage, expérimentale et transversale, qui prend vie lors de concerts, de performances artistiques et d’actes poétiques souvent collectif, en France et à l’international.

A 19 ans, à Paris, elle étudie la musique hindoustanie avec une maître, Kakoli Sengupta, le chant classique avec Mr Touboul, puis s’inscrit dans une école de jazz, le C.I.M, qu’elle quitte rapidement afin de se vouer aux groupes, collectifs qu’elle impulse. Elle participe à un choeur polyphonique, sous la direction de Giovana Marini, à Paris VIII et associe sa pratique à différents arts énergétiques : Yoga, Tai-chi-chuan, Qi Gong et à la méditation zen sôtô.

Avec l’aide et au bord de cette pratique s’articule un travail qui interroge les usages uniformisants et dominants, tout en créant d’autres possibles, que ce soit avec le langage, les partitions, les sens, les outils numériques, les cartes, les symboles, les machines, l’écoute, les sons et les images, les colonialismes..

Natacha s’intéresse spécifiquement au choeur (sans chef) en tant que processus actif, thérapeutique, et intensité où ce qui fait commun s’invente, de manière éphémère et discrète (Choeur terrain vague, Cent choeur, Choeur tac-til, Choeur in situ). Le choeur comme potentiel inouï, intrinséquement microlitique.

Son travail se densifie grâce aux rencontres pluridisciplinaires, à l’enseignement d’une pratique vocale libre, que l’artiste partage lors de workshops, laboratoires, et ateliers nomades.

Aujourd’hui, elle continue de créer avec Chœur tac-til, une manière inédite de composer pour des voix multiples non voyantes, associé à un robot haptique conçu pour ce chœur. Ce work in progress est accueilli au Centre national de recherche musicale, situé à Marseille.

Le langage : inclure, inséminer, tout ce que dans son signifiant maître, il exclut : anomalies, chants bruités, langues mineures et inventées, trous, vides, escarres, langue des signes, espaces, jeux.

Résidence 2017 : Centre national de recherche musicale, gmem-CNCM à Marseille, CCAM Vand’Oeuvre les Nancy pour Limbe,

Bourse 2016 : lauréate avec eRikm du programme de l’Institut français, Hors les murs.

Créations en cours : Chœur tac-til, Cartouche avec eRikm (électroniques), En pleine figure avec Cécile Duval (comédienne), Coyote avec Michel Doneda (saxophones), Limbe avec Aude Romary (violoncelle), Christophe Cardoën (lumières) Stephano Taiuti (danse),  Terminal Beach & Objet Direct (collectif d’artistes),  Cosmetrico Keja Ho Kramer film in progress, et Davide Barbarino

Rite vocal : SOURD-RE  (acoustique & muet) inclure la langue des signes, au sein des voix-langues bruitées, chantées, espace muet à désignifier. (solo)

 

Lignes de temps créations communes et rencontres dans le désordre avec des musiciens, improvisateurs, compositeurs, poètes, comédiens, cinéastes, plasticiens, performeurs, philosophes, danseurs, psychanalystes, magiciens, bruiteur et tous les autres, années 1990 à aujourd’hui

Cécile Duval, Erikm, Michel Doneda, Jean Sébastien Mariage, Nicolas Gerber, Boris Belay, Patrick Portella, Catherine Jauniaux, Jean Carl Feldis, Nodal (David Chiesa, Mathieu Chamagne, Frédérique Blondy, Lê Quan Ninh, Isabelle Dutoit, Pascal Bathus, Laurent Hovenaers, Mathieu Werchowski, Vincent Geais, Bertrand Gauguet, Sébastien Cirroteau, Michel Doneda, Jean Sébastien Mariage) Marie Passarelli, Gianni Gebbia, Christophe Chevalier, Nicolas Becker, Arsène Koundé, Ravi Magnifique, Raul Colosimo, Emiliano Turi, Emiko Sharpley, Bettina Kee, Martine Altenburger, Frédéric Galliay, Philippe Thifaine, Massimo Carozzo, Titus Hoppman, Nicolas Gorge, Stéphanie K Echeinberg, Wilfried Wendling, Gilbert Roggi, Gerard Vincent,Pascal Cornus, Damien Shultz, Américo Rodrigues, Sala Benkou, Bartolomé Ferrando, Aymeric Hainaux, Michel Gendarme, Herma Auguste Wittstock, Llorenç Barber, BBB Johannes Deimling, Philippe Foch, Soizic Lebras, Caroline Daish, Objet direct, Aude Romary, Christophe Cardoën, Terminal beach, Davide Barbarino…

« Pratiquer un polyglottisme sauvage, à la fois brumeux et ciselé, ce n’est pas rien dans une société de contrôle comme la nôtre, d’une certaine manière cela nous confronte à notre inconscient colonial : maîtres fous, âmes offensées… »

retour accueil