à propos d’elle…

VOI : X «  Au coeur des improvisations et compositions s’éprouve une langue que je nomme «  langue des bois » : l’impossibilité de dire qu’avec le langage dominant et signifiant. Alors s’ouvre d’autres langues possibles, émanant d’une réalité immédiate et d’un réel plus ancestral : langue des bruits, des muets, des écosystèmes, des biotopes, des chants improvisés et des lambeaux de mots…langue des soins, des cris, des souffles, langue en désœuvrement, vibration de lune. » NM      


Natacha Muslera commence à élaborer une recherche expérimentale, poétique et sonore, de l’instrument voix (dé)langage, au début des années 90 à Paris.

Ces recherches prennent vie et se concrétisent lors de concerts, d’actes sonores et plastiques, en France et ailleurs: Russie, Grèce, Espagne, Italie, Palestine, Suisse, Hongrie, Quebec, Canada, Autriche, Belgique, Allemagne, Inde…

Grâce à des rencontres et collaborations pluridisciplinaire, son travail s’intensifie. Au fil du temps, ces travaux, essais, mutent et revêtent différentes formes : improvisation vocale, composition, écrits, pièce radiophonique, audio poème, film, vidéo, acte et rite plastique, partition, installation, lecture, écoute, laboratoire, atelier…

Plus précisément, la pratique de l’artiste interroge le « choeur » (sans chef) comme potentiel inouï, intrinsèquement micro politique, terrain d’expérimentation multiple où ce qui fait commun s’invente, de manière éphémère et discrète. Elle met en pratique différents choeurs nomades: Choeur terrain vague, Choeur pré-socratique (avec Gerard Vincent), Cent choeur, Choeur plastique, Choeur in situ et Choeur tac-til

A partir de 2012, Natacha fonde Chœur tac-til, d’où s élabore une manière inédite de composer pour des voix non voyantes, associé à un robot haptique conçu pour ce chœur. Ce travail en processus est accueilli au Centre national de recherche musicale, situé à Marseille.

Un Laboratoire de création vocale s’active à Marseille en 2015, Natacha partage une pratique vocale libre, des techniques, des soins, reliés à des recherches transversales, des lectures et écoutes, relatant (ou échappant à.. ) une histoire autonome et concrète des musiques orales, écrites, improvisées, des chants traditionnels et contemporains, de la poésie et des arts sonores. Actuellement en résidence au Centre national de recherche musicale, Gmem, situé à la Friche belle de Mai.

En 2016, avec l’artiste eRikm, Natacha bénéficie d’une bourse de l‘Institut français, HORS LES MURS, pour une création radiophonique « Nitassinan, le territoire nous enseigne la nuit » diffusée sur France culture « Création on air » en 2017.

Les créations circulent au sein d’institution et en dehors : Centre nationaux (Gmem, Muse en circuit, CCAM de Vand’oeuvre les Nancy etc…), Laboratoire d’Aubervilliers, Cave 12, Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence, Gaieté Lyrique, 102 Grenoble, FID, Instants vidéos, Cinéma différents de Paris…) et sur les ondes radios nationales et internationales : France culture, Radio Libertaire, France musique, Radio Clásica (RNE)Ars sonora, Radiopolis FM Séville, Radio Grenouille, Arte radio, Radio Galère (Marseille) etc…

«  la voix dans la musique n’a jamais cessé d’être un axe d’expérimentation privilégié, jouant à la fois  du langage et du son » Gilles Deleuze & Felix Guattari, Mille plateaux.

Résidence 2017 : Centre national de recherche musicale, Gmem-CNCM à Marseille, CCAM Vand’Oeuvre les Nancy pour Limbe, Cesaré (Reims) pour Limbe, La Muse en Circuit à Alfortville pour Cartouche.

Créations en cours : Chœur tac-til, Cartouche avec eRikm (électroniques), En pleine figure avec Cécile Duval (comédienne), Coyote avec Michel Doneda (saxophones), Limbe avec Aude Romary (violoncelle), Christophe Cardoën (lumières) Stephano Taiuti (danse),  Terminal Beach & Objet Direct (collectif d’artistes),  Cosmetrico Keja Ho Kramer film in progress, et Davide Barbarino

Rite vocal : SOURD-RE  (acoustique & muet) inclure la langue des signes, au sein des voix-langues bruitées, chantées, espace muet à désignifier. (solo)

 

Lignes de temps créations communes et rencontres dans le désordre avec des musiciens, improvisateurs, compositeurs, poètes, comédiens, cinéastes, plasticiens, performeurs, philosophes, danseurs, psychanalystes, magiciens, bruiteur et tous les autres, années 1990 à aujourd’hui

Ana Maria Rodriguez, Cécile Duval, Erikm, Michel Doneda, Jean Sébastien Mariage, Nicolas Gerber, Boris Belay, Patrick Portella, Catherine Jauniaux, Jean Carl Feldis, Nodal (David Chiesa, Mathieu Chamagne, Frédérique Blondy, Lê Quan Ninh, Isabelle Dutoit, Pascal Bathus, Laurent Hovenaers, Mathieu Werchowski, Vincent Geais, Bertrand Gauguet, Sébastien Cirroteau, Michel Doneda, Jean Sébastien Mariage) Marie Passarelli, Gianni Gebbia, Christophe Chevalier, Nicolas Becker, Arsène Koundé, Ravi Magnifique, Raul Colosimo, Emiliano Turi, Emiko Sharpley, Bettina Kee, Martine Altenburger, Frédéric Galliay, Philippe Thifaine, Massimo Carozzo, Titus Hoppman, Nicolas Gorge, Stéphanie K Echeinberg, Wilfried Wendling, Gilbert Roggi, Gerard Vincent,Pascal Cornus, Sylvie Beaujard, Damien Shultz, Américo Rodrigues, Sala Benkou, Bartolomé Ferrando, Aymeric Hainaux, Michel Gendarme, Herma Auguste Wittstock, Llorenç Barber, BBB Johannes Deimling, Philippe Foch, Soizic Lebras, Caroline Daish, Objet direct, Aude Romary, Christophe Cardoën, Terminal beach, Davide Barbarino…

« Pratiquer un polyglottisme sauvage, à la fois brumeux et ciselé, ce n’est pas rien dans une société de contrôle comme la nôtre, d’une certaine manière cela nous confronte à notre inconscient colonial : maîtres fous, âmes offensées… » NM

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